mercredi 5 décembre 2018

FORMATION CIVIQUE ET CITOYENNE A BERLIN


Dans le cadre de mon service civique, Il est obligatoire de faire une formation civique et citoyenne. Avec l'aide de mon tuteur j'ai décidé de suivre celle-ci à Berlin Avec l'association, Une Terre culturelle dont je suis membre. J'écris cet article pour raconter la rencontre multinationale qui a duré une semaine. 


Lundi

ARRIVÉE ET INSTALLATION

Après un long voyage apaisé, Audrey, Marie-Claire et  moi arrivâmes enfin à Berlin dans notre hôtel, où, une quarantaine de personnes devant participer à l’échange nous attendait déjà.  Suite à de longues accolades nous avions enfin eu à dîner. Puis nous sommes rentrés dans nos chambres où nous  avons pu nous reposer.


Mardi

ANIMATION LINGUISTIQUE

Notre auberge était à une vingtaine de minutes du centre français de Berlin. On s’y rendait par marche, ensuite tram et enfin par métro. 


L’échange s’est essentiellement déroulé au centre français de Berlin. La première animation linguistique (brise-glace) consistait à donner son nom en prononçant juste les voyelles au premier tour en faisant  un geste spécifique. Au deuxième tour, il fallait donner son nom en prononçant juste les consonnes. Il fallait enfin donner son nom en entier en gardant le même geste qu’au début. Il faut rappeler que chaque phrase était tout de suite traduite par quatre personnes en français, allemand, arménien et turc.

Le principe du deuxième jeu consistait à se mettre en cercle et garder la tête haute. Dès que le regard d’un participant rencontre le regard d’un autre participant ces deux personnes doivent s’échanger les places. 

Pour le troisième jeu, des phrases étaient écrites en Allemand, Français, Turc, et en Arménien. Les phrases écrites signifiaient en français : comment vas-tu ? Bien ? Bof ? Mal? Chaque participant était invité au milieu du cercle afin de prononcer une phrase dans une langue qui n’est pas la sienne. Et la personne questionnée doit répondre dans une langue qui n’est pas la sienne non plus. Si une personne répondait Bien, il fallait que le participant au milieu questionne une autre personne. Si une personne, questionnée répond : Mal, les deux personnes autour de la personne questionnée doivent se lever et tenter de chercher le plus



rapidement possible une autre place. La personne qui reste au milieu doit à son tour poser une question dans une langue qui n’est pas la sienne. Si le participant questionné répond « Bof », il doit se lever ainsi que la personne à sa droite afin de de chercher vite une place et ainsi de suite. 


Après ce dernier jeu, il nous était expliqué le but de l’échange, ainsi le programme de la semaine. Nous avions par exemple appris que le centre français de Berlin a été construit la même année que le mur de Berlin. Aujourd’hui le centre est utilisé comme un centre d’entente entre les différentes cultures. Ensuite il nous était demandé d’exprimer nos craintes et nos attentes.






RALLYE DE LA VILLE DE BERLIN

Le rallye de la ville nous était annoncé dans l’après-midi, ainsi que les règles de prudence à observer. Nous étions partagés en quatre différents groupes. Chaque groupe comportait au moins deux personnes de chaque pays.  Une carte de la ville était remise à chaque groupe et devait leur servir à visiter seulement une partie de la ville. Les objectifs de ce rallye étaient les suivants : visiter et observer la ville. S’arrêter et écouter les  bruits de la ville.  Questionner les Berlinois sur ce qu’ils pensent de la ville. Chercher une statue et se faire photographier avec tout le groupe imitant la statue.


Le rallye, s’est bien déroulé les membres de mon équipe étaient assez enthousiastes. La ville de Berlin est magnifique, propre et les personnes sont très respectueuses des feux tricolores. Nous avons pu visiter le mur de Berlin ainsi que la tour de télévision (la fernsehturm). Nous avons questionné différentes personnes dans la rue. Aussi avons-nous imité la statue d’un ours. (Symbole de la ville depuis le moyen âge et figurait sur ses armoiries et son drapeau). Au bout d’environ cinq heures de promenade  nous retournâmes au centre français de Berlin. 











Les autres groupes nous attendaient déjà au centre. Tous les groupes étaient invité à présenter et discuter autour des photos de leur visite ainsi que de rapporter les propos des habitants de la ville qu’ils ont eu à questionner.
Cette journée se termina sur le rappel des objectifs de la  journée de mercredi ainsi que le dîner.






  Mercredi

A cause d’un retard de réveil de la plupart des participants nous n’avions pas eu d’animation linguistique le mercredi matin. Nous avions directement débarqué au centre de Berlin pour  la construction politique. 



Nous y étions déjà attendus par Mme la professeure Hoffmann et son assistant. Elle nous fit un long discours sur le génocide Allemand commis contre les namibiens ainsi que le génocide ottoman.



Après un café nous avions fait un tour de la ville au cours duquel madame Hoffmann s’arrêtait souvent devant tel ou tel monument pour nous raconter l’histoire du génocide des arméniens de l’empire Ottoman. 

Notre périple nous amena jusqu’au mémorial des différents peuples qui ont subi le génocide de la part de l’Allemagne avec la complicité de l’empire Ottoman. Notamment l’Arménie. Il faut aussi noter que la France accueille la troisième communauté arménienne au monde. Ce qui explique le lien entre ces quatre pays.



DISCUSSION DE L’EXCURSION

La discussion autour  de l’excursion a montré que la majorité des personnes se sont senties mal à l’aise. Certains participants avaient trouvé que  la professeure Hoffman parlait beaucoup plus de l’Arménie et de la Turquie que de l’Allemagne ou de la France.  De plus d’autres personnes n’avaient pas apprécié le fait que l’on déterre des souvenirs aussi horribles du passé de leur pays.


Jeudi

ANIMATION LINGUISTIQUE

La première animation de la journée de jeudi était : un pas en avant.  Ce jeu simple consiste à mettre en ligne horizontale. Chaque participant obtient un papier portant des informations sur le personnage qu’il est censé représenter. Ensuite en fonction des différentes affirmations qui seront faites par l’animateur, chaque participant fait un pas en avant ou non, selon ce qu’on peut se permettre de faire par rapport à ce que l’affirmation dit. 

 Certains participants devraient incarner des personnes démunies d’autres des personnes plus aisées. Les uns étaient des avocates au parlement européen les autres étaient des immigrés sans profession. La remarque générale était que les personnes démunies n’avançaient pratiquement pas alors que les personnes aisées avançaient à chaque affirmation. Que l’affirmation implique le fait de pouvoir se payer les plus belles vacances ou de pouvoir bénéficier des avantages sociaux les plus alléchants, les nantis avançaient toujours alors que les personnes démunies n’avançaient pratiquement pas. 

Une longue discussion à la fin nous fait comprendre les différents avis des participants par rapports à diverses affirmations. Certains étaient frustrés de voir les autres avancer sans jamais pouvoir faire un pas. D’autres n’était pas gêné de leur position et considèrent cela plutôt comme une motivation suffisante pour avancer.   

La deuxième animation portait sur une course au relais. Tous les participants étaient divisés en deux groupes. Au signal de l’animateur les participants doivent courir pour aller écrire un mot sur un paperboard  placé devant eux. Attention : le thème c’est Berlin ! Tous les mots écrits sur le paperboard doivent se rapporter à la ville de Berlin. Ce jeu hyper dynamique s’est déroulé dans une bonne ambiance.

Après ces différentes animations, nous étions regroupés par groupe nationaux afin d’évaluer le déroulement de l’échange jusque-là. Aussi étions-nous amenés à mentionner des mots dans les différentes langues nationales. Des mots dont nous étions sûrs que la prononciation ne se trouve pas dans la langue des autres participants. Ensuite avec les mots trouvés il fallait que formions un long mot incompréhensible et difficilement prononçable par les autres groupes nationaux.

L’après-midi était un temps libre pour tout le monde. Certains ont décidé de rester au centre français de Berlin pour une raison ou une autre. D’autres ont décidé de retourner à l’auberge pour se reposer. Pour ma part j’ai décidé de visiter davantage Berlin avec  d’autres participants.

Ainsi j’ai pu visiter la porte de Brandebourg, le mémorial du génocide juif et le checkpoint de l’armée américaine lors de la deuxième guerre mondiale dont voici quelques  photos.






















Après environ cinq heures de temps à visiter les sites touristiques les plus importants de la ville nous rejoignîmes le grand groupe puis nous fîmes route vers le cinéma. Deux merveilleux films nous furent projetés pour la commémoration de la première guerre mondiale.



Vendredi

ANIMATION LINGUISTIQUE

Nous avons commencé la journée avec un jeu pour le principe duquel il fallait que chaque participant repère une personne dans le grand groupe des participants. Ensuite il fallait faire trois tours autour de cette personne, en même temps que les autres.  Ce jeu s’est déroulé dans une grande bousculade et avec de grands éclats de rires.

INTERVIEWS ET PORTRAITS

La journée du vendredi matin s’est caractérisée  par une répartition en groupes multinationales. Il fallait réfléchir aux différentes questions que nous allons poser aux personnes à interviewer le lendemain.

Avant de se mettre au travail, Un photographe, Ottavio, nous avait été présenté, il était chargé de nous apprendre comment prendre des photos.

Ainsi, nous nous étions mis au travail en énumérant les différentes questions que nous pouvions poser à nos invités en sachant que ceux-ci sont des migrant venus de la France, de la Turquie, de l’Arménie et qui se sont installé à Berlin.  Après de longues réflexions et discussions tous les groupes avaient présentés les différentes questions susceptibles d’être posées. Nous fîmes ensuite une harmonisation des différentes questions avant de nous rendre à l’atelier photographique par groupe avec  Ottavio



Avec un appareil photo allemand datant des années 1920 on était invité tour à tour à assimiler comment se fait la prise d’une photo mais aussi à la développer dans un studio avec des solutions chimiques. 


 Samedi

Le samedi a eu lieu les interviews proprement dites. Les interviewés avaient tous vécu la période de la guerre froide et de l’érection du mur de Berlin. Une partie de notre équipe était chargé de faire les interviews. Et la deuxième partie dont j’étais membre devrait développer les photos en studio.
Attention à ne pas rester longtemps dans la salle de développement des photos qui pouvait être dangereux à cause de l’exposition de la peau aux solutions chimiques qui nous servait à développer les photos.     Après le déjeuner, dans l’après-midi, chaque groupe national était réuni avec le seul objectif de retranscrire et de résumer les interviews avant de les traduire dans les autres langues nationales avec l’appui de nos guides et traducteurs.


  Dimanche

La retranscription ainsi que la traduction des interviews s’est poursuivi le dimanche matin. Ceci  nous a pris toute la matinée. L’après-midi, toutes les transcriptions prirent fin. Toutes les photos aussi furent développées et nous avions enfin pu les coller dans une grande salle du centre français de Berlin. 



Le soir du dimanche nous avions dîné tous ensemble dans un restaurant à Berlin. C’était le dîner d’adieu. J’étais assis à la table avec un groupe d’arméniens qui se sont fortement intéressé au Togo et moi à l’Arménie.

La journée fût extrêmement épuisante et le lendemain connu nos départs, chacun de son côté. 


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